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	<title>Association Jean Carmignac</title>
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	<description>&#201;vangiles, historicit&#233;, ex&#233;g&#232;se, Carmignac, Tresmontant, arch&#233;ologie, Q&#251;mran</description>
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		<title>Les calendriers de Qumr&#226;n</title>
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		<description>&lt;p&gt;Bruno Bioul&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://abbe-carmignac.org/?-Qumran-" rel="directory"&gt;Q&#251;mran&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Mademoiselle Demanche avait laiss&#233; &#224; l'Association un certain nombre d'articles et de notes qui sont naturellement &#224; la disposition de ceux de nos lecteurs qui voudraient les consulter. Parmi ceux-ci elle attachait une particuli&#232;re importance &#224; celui qu'elle avait commenc&#233; concernant le jour et le mois - 25 d&#233;cembre - de la naissance de J&#233;sus, date qui serait confirm&#233;e par un calendrier retrouv&#233; &#224; Qumr&#226;n. Malheureusement le manuscrit tr&#232;s touffu et non termin&#233; semblait tr&#232;s difficile &#224; publier, n'&#233;tant encore qu'un brouillon, avec beaucoup de chiffres, et des transcriptions de l'h&#233;breu. Nous &#233;tions donc fort embarrass&#233;s pour honorer la m&#233;moire de l'auteur et accomplir son souhait de nous voir terminer son article. Mais voici qu'un fait inattendu nous permet de r&#233;parer cette situation&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt; Commen&#231;ons par citer Mademoiselle Demanche - en rappelant que quelques ex&#233;g&#232;tes avertis ont trouv&#233; bon d'avancer p&#233;remptoirement qu'&#224; Qumr&#226;n aucun calendrier n'avait &#233;t&#233; retrouv&#233;&#8230; Vous trouverez le plus notable de ceux-ci (le 4Q321) en encart (Droits R&#233;serv&#233;s) gr&#226;ce &#224; l'envoi de Monsieur Bioul que nous remercions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Les documents relatifs au calendrier trouv&#233;s &#224; Qumr&#226;n ne peuvent se comparer avec nos actuels calendriers. Ils ont &#224; l'&#233;vidence un but en rapport avec le culte rendu au temple par les pr&#234;tres aux &#233;poques ou aux jours les plus solennels de l'ann&#233;e liturgique. Il y a de simples &#233;num&#233;rations de mois selon leur nombre ordinal. Certains autres sont des r&#233;pertoires de Sabbats et des &#034;saisons saintes&#034; dans lesquels tous les sabbats de l'ann&#233;e sont signal&#233;s, avec les f&#234;tes bibliques - Parmi eux le 4Q326 et 327 parlent aussi de f&#234;tes sp&#233;cifiquement Qumr&#226;niennes qui n'ont pas de base biblique. &lt;br class='autobr' /&gt;
D'autres sont des tables des tours de garde des pr&#234;tres au Temple, en accord avec la liste postexilique des noms des 24 familles de pr&#234;tres cit&#233;es en Chr 24 - 7 &#224; 19. &lt;br class='autobr' /&gt;
D'autres sont la liste (mischmarot) des gardes au commencement de chaque mois et de chaque ann&#233;e sur un cycle de 6 ans cons&#233;cutifs. &lt;br class='autobr' /&gt;
On y trouve aussi des tables de concordance des dates sp&#233;cifiques de l'ann&#233;e solaire et de l'ann&#233;e lunaire. Dans ce type de calendrier sont aussi not&#233;s les noms des gardes sacerdotales selon leur semaine. Ainsi sur ces r&#233;pertoires trois ph&#233;nom&#232;nes sont align&#233;s : le calendrier solaire, le calendrier lunaire et la liste des gardes sacerdotales dans la succession de leur service. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 4Q321 est un document composite dans lequel deux dates sp&#233;cifiques de chaque mois lunaire sont coordonn&#233;es avec deux dates du calendrier solaire, sur un cycle de six ans cons&#233;cutifs. En m&#234;me temps ces jours sont aussi reli&#233;s aux listes des services de garde sacerdotale.&#034; &lt;br class='autobr' /&gt; Ailleurs elle &#233;crit :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; On a retrouv&#233; dans les manuscrits de Qumr&#226;n un nombre surprenant de documents relatifs au calendrier. Il est &#224; remarquer que la plupart sont en relation avec les dates des f&#234;tes bibliques prescrites dans le livre des Nombres. Ils nous ont apport&#233; des renseignements sur l'organisation du calendrier &#224; cette &#233;poque. &lt;br class='autobr' /&gt; La querelle du calendrier &#233;tait un des th&#232;mes aigus de d&#233;saccord chez les Juifs du second Temple. Alors que les Pharisiens avaient adopt&#233; le calendrier lunaire, Qumr&#226;n restait fid&#232;le au calendrier solaire, compos&#233; de 364 jours, r&#233;partis eux-m&#234;mes en 52 semaines pleines. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;i&gt; Or, nous recevons de Monsieur Bruno Bioul, qui est, rappelons-le, historien et arch&#233;ologue, charg&#233; d'enseignement &#224; l'Universit&#233; de Bourgogne, une lettre - dont est extrait le passage suivant - qui confirme ce que Mademoiselle Demanche commen&#231;ait &#224; d&#233;montrer :&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Je voulais vous entretenir d'une d&#233;couverte r&#233;v&#233;l&#233;e au public en novembre 1999 dans un num&#233;ro de Holy Land par le sp&#233;cialiste isra&#233;lien Shemaryahu Talmon. Cette d&#233;couverte, qui n'est pas toute r&#233;cente, n'a &#8211; &#224; mon avis &#8211; pas re&#231;u toute la reconnaissance qu'elle m&#233;ritait parce que, justement, elle confirme l'historicit&#233; des Evangiles.&lt;br class='autobr' /&gt; Rappelons d'abord deux points largement re&#231;us . D'une part, selon l'ex&#233;g&#232;se contemporaine, les r&#233;cits de l'enfance de saint Matthieu et de saint Luc sont des &#233;crits tardifs rajout&#233;s au corpus des texte &#233;vang&#233;liques, voire m&#234;me de pures fictions, des l&#233;gendes sans aucun fondement historique&#8230;D'autre part, selon l'opinion la plus courante, le 25 d&#233;cembre, date de la No&#235;l, est la christianisation de la f&#234;te romaine de Sol Invictus, le Soleil invaincu, qui c&#233;l&#233;brait le solstice d'hiver.&lt;br class='autobr' /&gt; Et voici qu'un fragment de manuscrit de la grotte 4 de Qumr&#226;n (le 4Q320-330, et en particulier le 4Q321) vient remettre en question cette derni&#232;re interpr&#233;tation. Et, par contrecoup, remet en question aussi la premi&#232;re de ces deux id&#233;es re&#231;ues, et fait scintiller de l'&#233;clat de la v&#233;rit&#233; historique certaines pr&#233;cisions donn&#233;es dans les Evangiles de l'Enfance.&lt;br class='autobr' /&gt; On sait par le Premier livre des Chroniques (24, 1-28) que les pr&#234;tres &#224; qui incombait le service du Temple &#233;taient r&#233;partis en 24 classes sacerdotales qui oeuvraient &#224; tour de r&#244;le deux fois par an pour une dur&#233;e d'une semaine chaque fois. D'autre part saint Luc (1, 5) nous apprend que Zacharie, le p&#232;re de Jean-Baptiste, &#233;tait un pr&#234;tre de la classe d'Abia, et qu'un ange lui apparut alors qu'il officiait dans le Temple pour lui annoncer que sa femme &#233;tait enceinte. Le fragment de Qumr&#226;n est justement un calendrier des services du Temple, qui sp&#233;cifie, pour chaque semaine de l'ann&#233;e, la classe sacerdotale qui doit officier dans le temple. C'est ainsi que l'on sait que la classe de Zacharie prenait son service dans la premi&#232;re ann&#233;e du cycle de six ans, le troisi&#232;me mois (siwan), dans la semaine du 8 au14, et le huiti&#232;me mois de l'ann&#233;e (heshwan), dans la semaine du 24 au 30.&lt;br class='autobr' /&gt; Cette derni&#232;re date correspond &#224; la fin de notre mois de septembre (notons que le calendrier byzantin f&#234;te la conception de Jean-Baptiste le 23 septembre justement) : saint Jean-Baptiste serait donc n&#233; 9 mois plus tard, c'est-&#224;-dire vers le 24 juin, qui est pr&#233;cis&#233;ment la f&#234;te de saint Jean.&lt;br class='autobr' /&gt; Or, comme le m&#234;me Luc nous pr&#233;cise que l'Annonciation a eu lieu six mois apr&#232;s la conception de saint Jean (Lc 1, 26), J&#233;sus serait n&#233; 6 mois apr&#232;s Jean-Baptiste, donc vers le 25 d&#233;cembre. CQFD.&lt;br class='autobr' /&gt; Ainsi, &#224; nouveau, les manuscrits de Qumr&#226;n viennent apporter une preuve indiscutable de l'historicit&#233; des Evangiles en accr&#233;ditant la date du 25 d&#233;cembre (l'ann&#233;e est toujours discut&#233;e) pour la naissance du Christ.&lt;br class='autobr' /&gt; D&#233;cid&#233;ment, Qumr&#226;n nous r&#233;serve encore de belles surprises !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Terminons par ces deux points que Mademoiselle Demanche pensait d&#233;velopper elle-m&#234;me dans sa conclusion :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Rendre gr&#226;ce pour cette preuve, non cherch&#233;e, mais donn&#233;e par le jeu des d&#233;couvertes arch&#233;ologiques et des recherches historiques men&#233;es par des savants non-chr&#233;tiens de l'Universit&#233; h&#233;bra&#239;que de J&#233;rusalem &#8211; qu'on ne peut accuser de partialit&#233;. Ne pas m&#233;priser les anciennes traditions liturgiques malmen&#233;es par la m&#233;thode historico-critique. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Qumr&#226;n et les manuscrits de la mer Morte</title>
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		<description>&lt;p&gt;Bruno Bioul&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://abbe-carmignac.org/?-Qumran-" rel="directory"&gt;Q&#251;mran&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est le titre du livre que M. B. Bioul, arch&#233;ologue et historien, vient de publier aux &#233;d. F.-X. de Guibert et dont il nous a aimablement autoris&#233;s &#224; reproduire les extraits ci-dessous, tir&#233;s des conclusions (nos lecteurs se souviennent de son passionnant expos&#233; lors de notre assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale du 29 sept. 2001, publi&#233; dans nos n&#176; 13 et 14).&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce livre, qui fait dialoguer une dizaine des principaux chercheurs travaillant directement sur les textes et sur le mat&#233;riel arch&#233;ologique de Qumr&#226;n, permet d'offrir au grand public un pr&#233;cieux aper&#231;u g&#233;n&#233;ral de l'&#233;tat actuel de la question.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En ce qui concerne les manuscrits, on peut d'abord souligner que la pol&#233;mique sur leur publication est enfin termin&#233;e. M&#234;me s'il reste encore plusieurs fragments &#224; publier comme nous le rappelait &#201;. Puech, on peut d'ores et d&#233;j&#224; retenir que les rouleaux contiennent les textes de quelque 870 &#224; 900 manuscrits diff&#233;rents trouv&#233;s pour la plupart &#224; l'&#233;tat de d&#233;bris minuscules. Le long travail de reconstitution des textes s'est av&#233;r&#233; plus difficile qu'on ne l'avait imagin&#233; au d&#233;part&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;On a souvent parl&#233; de la quantit&#233; de fragments mis au jour, plusieurs (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et avec du recul, on r&#233;alise aujourd'hui qu'il s'agissait d'une t&#226;che quasi insurmontable pour une &#233;quipe originelle aussi r&#233;duite. Les changements op&#233;r&#233;s depuis dans le groupe d'experts internationaux charg&#233;s de leur publication se sont av&#233;r&#233;s finalement payants. Tous s'accordent &#224; reconna&#238;tre que les rouleaux contiennent des textes non originaux (sauf peut-&#234;tre le rouleau de cuivre et le 4QTest) copi&#233;s entre le IIe si&#232;cle avant et le Ier si&#232;cle apr&#232;s J.-C. qui, &#224; quelques exceptions pr&#232;s, sont des ouvrages (ou des fragments d'ouvrages) religieux juifs que les sp&#233;cialistes r&#233;partissent en deux grandes cat&#233;gories : bibliques et non bibliques, ces derniers regroupant des textes dits sectaires et non sectaires.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les premiers sont des copies des livres de la Bible h&#233;bra&#239;que (l'&#8220;Ancien Testament&#8221; des chr&#233;tiens) et repr&#233;sentent environ le quart de l'ensemble des textes mis au jour dans les grottes. Leur int&#233;r&#234;t r&#233;side surtout dans leur anciennet&#233; et dans le t&#233;moignage qu'ils apportent sur le juda&#239;sme de l'&#233;poque du Second Temple et le christianisme primitif, car ils montrent toute la richesse et l'abondance de la culture litt&#233;raire &#224; l'origine des grands textes de ces deux religions. Nous disposons aussi, depuis 1947, de t&#233;moins du texte biblique ant&#233;rieurs de plus de mille ans aux textes h&#233;breux traditionnels du haut Moyen &#194;ge, sur lesquels se fondent toutes les traductions modernes de la Bible. Certains manuscrits sont extr&#234;mement proches de la version originale (on a parl&#233; de 50 ans pour le livre de Daniel par exemple). Or cette proximit&#233; chronologique a permis de constater avec &#233;tonnement que dans de nombreux cas, les manuscrits de la mer Morte s'accordent parfaitement avec nos versions traditionnelles, plus r&#233;centes, du texte biblique, ce qui permet de juger de la qualit&#233; de la transmission textuelle au cours des &#226;ges. D'autre part, on s'est aussi rendu compte que des textes s'&#233;cartaient de la version traditionnelle et s'accordaient plut&#244;t avec des versions diff&#233;rentes de la Bible h&#233;bra&#239;que comme la Septante ou le Pentateuque samaritain. Enfin, quelques manuscrits offrent des lectures dont nous ignorions m&#234;me l'existence. [&#8230;.]&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, il est important de rappeler avec M. O. Wise, M. Abegg et E. Cook&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Wise, M., Abegg, M. et Cook, E., Les manuscrits de la mer Morte, &#233;d. Perrin (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; que les langues des rouleaux ont r&#233;volutionn&#233; l'&#233;tude des langues s&#233;mitiques de la Palestine antique. Avant leur d&#233;couverte, on pensait que l'h&#233;breu &#233;tait une langue moribonde, utilis&#233;e seulement comme langue sacr&#233;e par une classe instruite, que l'h&#233;breu rabbinique, celui de la Mishna par exemple, avait &#233;t&#233; invent&#233; dans le courant du IIe si&#232;cle apr&#232;s J.-C. pour r&#233;diger les livres post-bibliques, et que l'aram&#233;en seul &#233;tait la langue vernaculaire des Juifs depuis leur int&#233;gration dans l'empire perse, mais que les ouvrages r&#233;dig&#233;s dans cette langue &#233;taient rares, &#224; telle enseigne que l'id&#233;e m&#234;me d'une litt&#233;rature s&#233;mitique sacr&#233;e ou profane n'&#233;tait pas envisageable. Jusque dans les ann&#233;es 40, l'existence d'un &#201;vangile s&#233;mitique &#233;tait consid&#233;r&#233;e comme une id&#233;e absurde ; le grec de la koin&#232; avait &#233;t&#233; l'unique langue utilis&#233;e par les Ap&#244;tres pour diffuser la bonne nouvelle. La d&#233;couverte des manuscrits a balay&#233; toutes ces id&#233;es re&#231;ues. La plupart des textes d&#233;couverts dans les grottes ont &#233;t&#233; &#233;crits en h&#233;breu, mais dans une langue interm&#233;diaire entre celle de la Bible et celle des rabbins ; l'h&#233;breu rabbinique n'&#233;tait donc pas une invention ex nihilo mais l'aboutissement d'un long processus d'&#233;volution s&#233;mantique. L'aram&#233;en, utilis&#233; dans un manuscrit sur six, rendait possible l'id&#233;e d'une r&#233;daction des &#201;vangiles dans la langue du Christ, comme le pr&#233;cise d'ailleurs Ir&#233;n&#233;e de Lyon (Adversus Haereses III, 1). Les manuscrits ont d&#233;montr&#233; sans &#233;quivoque que les Juifs du Second Temple parlaient et comprenaient non seulement l'aram&#233;en, mais aussi l'h&#233;breu&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Tresmontant a d&#233;montr&#233;, sans grande contestation possible, que (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et le grec ; quelques monnaies et un sceau retrouv&#233;s &#224; Qumr&#226;n sugg&#232;rent que la pr&#233;sence romaine fut bien r&#233;elle et que le latin &#233;tait parl&#233; par les soldats et peut-&#234;tre aussi par quelques juifs&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cette pr&#233;sence de documents en latin n'est pas unique puisque parmi les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt; Autre point assur&#233; : les manuscrits ne contiennent aucune allusion ou r&#233;v&#233;lation susceptibles d'&#233;branler les bases de la foi chr&#233;tienne. Les th&#233;ories fantaisistes de chercheurs tels R. Eisenmann ou B. Thiering&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Barbara Thiering enseigne &#224; l'Universit&#233; de Sydney l'Ancient Testament, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; n'ont aucun fondement dans les manuscrits de la mer Morte. Les rouleaux utilis&#233;s par ces deux personnes pour d&#233;fendre leurs hypoth&#232;ses sont ant&#233;rieurs &#224; l'&#201;glise primitive. Des savants comme J. T. Milik et &#201;. Puech ont r&#233;fut&#233; toutes leurs all&#233;gations&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir par exemple l'article de J.T. Milik dans JJS, 23, 1972, p. 143 sq. ou (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il s'agit avant tout, comme l'a rappel&#233; M. B&#233;lis, d'op&#233;rations commerciales bas&#233;es sur l'engouement que connaissent aujourd'hui les &#233;tudes sur les origines du christianisme.[&#8230;.]&lt;br class='autobr' /&gt; Cette question de l'origine des manuscrits est particuli&#232;rement int&#233;ressante pour les textes de la grotte 7. Ces derniers occupent une place singuli&#232;re parmi ceux mis au jour dans les grottes, d'abord parce qu'ils ont tous &#233;t&#233; r&#233;dig&#233;s en grec sur papyrus ce qui, selon P. Donceel-Vo&#251;te, marque l'int&#233;gration de ce fonds dans un monde polyglotte et hell&#233;nistique, celui de l'Orient hell&#233;nis&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cependant, James VanderKam a justement rappel&#233; que des textes en grec ont (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ; ensuite parce que certains d'entre eux ont &#233;t&#233; reconnus comme appartenant au corpus des textes chr&#233;tiens, notamment le 7Q4 et le 7Q5&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le 7Q4 a &#233;t&#233; identifi&#233; comme une copie de la premi&#232;re lettre que Paul (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ces textes ont &#233;t&#233; dat&#233;s par pal&#233;ographie de la premi&#232;re moiti&#233; du Ier si&#232;cle de notre &#232;re&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir notamment l'ouvrage de Thiede, C. P., Qumr&#226;n et les &#201;vangiles, op. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. On comprend d&#232;s lors la passion qui caract&#233;rise le d&#233;bat dont ils font l'objet : y a-t-il vraiment des textes chr&#233;tiens parmi ceux retrouv&#233;s &#224; Qumr&#226;n ? La question est d'importance car, dans l'affirmative, elle relancerait celle, tout aussi cruciale, de la date de r&#233;daction des &#201;vangiles, du moins de celui de Marc&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La question ne se pose pas dans les m&#234;mes termes pour le 7Q4 &#233;tant donn&#233; que (&#8230;)&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En effet, les travaux de r&#233;troversions des &#201;vangiles men&#233;s par Jean Carmignac et Claude Tresmontant ont montr&#233; que la version grecque des &#201;vangiles &#233;tait en r&#233;alit&#233; la traduction d'un texte &#233;crit dans une langue s&#233;mitique (h&#233;breu ou aram&#233;en)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Carmignac, J., La naissance des &#201;vangiles synoptiques, &#233;d. F.-X. de Guibert (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, ce qui signifie que le fragment de Marc retrouv&#233; dans la grotte 7, et dat&#233; de 68-69 au plus tard (date de fermeture suppos&#233;e des grottes), serait en r&#233;alit&#233; la traduction d'un texte plus ancien encore, ce qui rapprocherait la date de r&#233;daction primitive des &#201;vangiles de celle de la vie du Christ. Le probl&#232;me est que le 7Q5 est un fragment minuscule, pas plus grand qu'un timbre poste (3,94 x 2,7 cm), sur lequel figure une petite vingtaine de lettres dont une dizaine &#224; peine sont identifi&#233;es avec certitude. Les objections &#224; cette identification ne manquent donc pas, m&#234;me si les arguments de C. P. Thiede, papyrologue allemand renomm&#233; qui d&#233;fend l'identification du 7Q5 avec un passage de l'&#201;vangile de Marc, ont aussi leurs d&#233;fenseurs&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir par exemple les articles de C. Focant et M.-C. Ceruti-Cendrier, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#201;. Puech, Y. Hirschfeld et H. Eshel prennent sans h&#233;siter position contre une telle identification ; N. Golb et J. VanderKam restent plus r&#233;serv&#233;s. En r&#233;alit&#233;, la question est encore loin d'&#234;tre d&#233;finitivement r&#233;gl&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;On a souvent parl&#233; de la quantit&#233; de fragments mis au jour, plusieurs milliers, pour expliquer le retard pris dans la publication des rouleaux ; mais on omet souvent d'ajouter que l'&#233;tat de ces fragments n&#233;cessitait parfois un long travail de restauration pr&#233;alable &#224; toute tentative de lecture, et qu'en outre, cette derni&#232;re &#233;tait rendue plus ardue encore par le fait que les &#233;critures se faisaient de la droite vers la gauche sans recours &#224; une ponctuation comme le point, la virgule, etc. Dans certains cas, les mots ont &#233;t&#233; &#233;crits les uns &#224; la suite des autres, sans espace, comme les &#233;pigraphes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Wise, M., Abegg, M. et Cook, E., Les manuscrits de la mer Morte, &#233;d. Perrin 2003, pp. 19-20.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Claude Tresmontant a d&#233;montr&#233;, sans grande contestation possible, que Flavius Jos&#232;phe avait bien r&#233;dig&#233; son livre La Guerre des Jud&#233;ens contre les Romains d'abord en h&#233;breu comme l'auteur juif l'annonce dans son pr&#233;ambule du livre I, 1. TRESMONTANT, Claude, Enqu&#234;te sur l'Apocalypse. Sa date, son auteur, son sens, Editions F.-X. de Guibert, Paris, 1994, pp. 45/46.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cette pr&#233;sence de documents en latin n'est pas unique puisque parmi les textes non bibliques de Masada figure un fragment de l'&#201;n&#233;ide de Virgile. Cf. C. P. Thiede, Qumr&#226;n et les &#201;vangiles. Les manuscrits de la grotte 7 et la naissance du Nouveau Testament. Le fragment 7Q5 est-il le plus ancien manuscrit de l'&#201;vangile de Marc ?, &#233;ditions F.-X. de Guibert, Paris, 1994.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Barbara Thiering enseigne &#224; l'Universit&#233; de Sydney l'Ancient Testament, l'h&#233;breu et la th&#233;ologie f&#233;ministe. Dans les ouvrages qu'elle a publi&#233;s, elle d&#233;fend un certain nombre d'id&#233;es controvers&#233;es comme celle qui soutient que tous les &#233;v&#233;nements rapport&#233;s dans les &#201;vangiles se sont d&#233;roul&#233;s non pas &#224; J&#233;rusalem mais &#224; Qumr&#226;n. Pour le chercheur australien, J&#233;sus dirigeait une faction radicale de pr&#234;tres ess&#233;niens. Sa naissance n'eut rien de virginal et il n'est pas mort sur la croix. Il &#233;pousa Marie Madeleine puis divor&#231;a. Il mourut apr&#232;s 64 de notre &#232;re. Thiering, B. Jesus the Man : New Interpretation from the Dead Sea scrolls, &#233;d. Corgi Adult, 1993 ; Idem, Jesus and the Riddle of the Dead Sea Scrolls. Unlocking the Secrets of His Life Story, Harper Collins, 1992.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir par exemple l'article de J.T. Milik dans JJS, 23, 1972, p. 143 sq. ou celui de &#201;. Puech dans Les Dossiers d'Arch&#233;ologie 189, janvier 1994, pp. 97-102.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cependant, James VanderKam a justement rappel&#233; que des textes en grec ont &#233;t&#233; retrouv&#233;s dans une autre grotte, la grotte 4, ainsi que des papyri. En r&#233;alit&#233;, ce qui caract&#233;rise la grotte 7, c'est le fait qu'il s'agit de la seule grotte o&#249; l'on ait retrouv&#233; une telle homog&#233;n&#233;it&#233; de mat&#233;riel et de langues dans les textes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le 7Q4 a &#233;t&#233; identifi&#233; comme une copie de la premi&#232;re lettre que Paul &#233;crivit &#224; Timoth&#233;e (4, 1), le 7Q5 comme un passage de l'&#201;vangile de saint Marc (M 6, 52-53) par le p&#232;re J. O&#8216;Callaghan (voir bibliographie).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir notamment l'ouvrage de Thiede, C. P., Qumr&#226;n et les &#201;vangiles, op. cit., 1994.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;La question ne se pose pas dans les m&#234;mes termes pour le 7Q4 &#233;tant donn&#233; que tout le monde s'accorde &#224; reconna&#238;tre que les &#233;p&#238;tres de saint Paul ont &#233;t&#233; r&#233;dig&#233;es tr&#232;s t&#244;t, dans les ann&#233;es 50 et 60 ap. J.-C.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Carmignac, J., La naissance des &#201;vangiles synoptiques, &#233;d. F.-X. de Guibert (&#338;il), Paris, 1983 ; Tresmontant, Cl., Le Christ h&#233;breu, &#233;d. F.-X. de Guibert (&#338;il), Paris, 1983.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir par exemple les articles de C. Focant et M.-C. Ceruti-Cendrier, respectivement contre et pour les arguments de Thiede, dans B. Bioul (dir.), J&#233;sus au regard de l'Histoire, Dossiers d'Arch&#233;ologie 249, janvier 2000, pp. 78-79. Parmi les opposants, on retiendra les noms de Maria Victoria Spottorno, Kurt Aland, G. Segalla, Graham Stanton et Ernest A. Muro ; parmi les partisans, ceux de Marta Sordi, Herbert Hunger, Sergio Daris, Orsolina Montevecchi et Kurt Schubert (pour plus de d&#233;tail, cfr. Alberto, S., Vangeli e Storicit&#224;, Milan, 1995). &#192; l'instar de James VanderKam, Shermaryahu Talmon reste prudent, sans &#233;carter la possibilit&#233; que la grot-te 7 contienne des textes chr&#233;tiens. Voir bibliographie.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>MIQSAT MA'ASE HA-TORAH</title>
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		<dc:creator>admin_cryptos</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Gino Zaninotto - Bulletin Nr.0&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://abbe-carmignac.org/?-Qumran-" rel="directory"&gt;Q&#251;mran&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;cite&gt;Les manuscrits d&#233;couverts pr&#232;s de Qumr&#226;n (plus de 800) depuis 1947 n'ont pas pu &#234;tre tous publi&#233;s rapidement ; car &#224; part quelques beaux parchemins presque complets, ils sont souvent parvenus en miettes, et il a fallu aux sp&#233;cialistes beaucoup de temps et d'ing&#233;niosit&#233; pour les reconstituer. C'est ce qui explique que le manuscrit 4QMMT, trouv&#233; dans la grotte 4 en six exemplaires, ait &#233;t&#233; publi&#233; seulement en 1994. Il s'intitule MIQSAT MA'ASE HA-TORAH, qu'on peut traduire &#034;Quelques r&#232;gles appartenant &#224; la Torah&#034;. Ce texte se pr&#233;sente sous la forme d'une lettre &#233;crite par un repr&#233;sentant de la secte de Qumr&#226;n aux pr&#234;tres du Temple qui ont accept&#233; un compromis avec l'ethnarque hasmon&#233;en (II &#232;me si&#232;cle avant J.-C.) : vingt deux lois religieuses (HALAKHOT), adopt&#233;es par les Sadduc&#233;ens et les Pharisiens, y sont critiqu&#233;es comme ne faisant pas partie originairement des lois prescrites par la Torah.&lt;/cite&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;text-align:right&#034;&gt;Fran&#231;oise Demanche&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;cite&gt;Sur ce sujet le professeur Gino Zaninotto a communiqu&#233; &#224; l'intention de notre Association l'extrait suivant du livre de Otto Betz-Rainer Riesner, &#034;Ges&#249;, Qumran e il Vaticano. Chiarimenti&#034; (&#034;J&#233;sus, Qumr&#226;n et le Vatican. Eclaircissements&#034;) Editions Vaticana, 1995, pages 221-23. Nous l'en remercions vivement.&lt;/cite&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Le texte &#034;Miqsat Ma'ase ha-Torah&#034; de la grotte 4, qui a enfin eu une publication officielle en 1994, est particuli&#232;rement int&#233;ressant pour la question de la formation des premiers Chr&#233;tiens. La lettre nous est parvenue de fa&#231;on fragmentaire en six exemplaires au moins, ce qui montre &#224; quel point il &#233;tait important de conserver l'enseignement du fondateur de la communaut&#233;. A partir d'un exemple contemporain comme celui-l&#224;, il est difficile de comprendre pourquoi les premiers Chr&#233;tiens auraient d&#251; attendre au moins vingt ans apr&#232;s la Crucifixion et la R&#233;surrection pour &#233;crire quelque chose sur J&#233;sus. Rudolf Pesch (&#034;Das Evangelium der Urgemeinde&#034; [Herder TB 678], Freiburg 1979) et Gerd Theissen (&#034;Lokalokolorit und Zeitgeschichte in den Evangelien. Ein Beitrag ur Geschichte der synoptischen Tradition&#034;, Freiburg/Schweiz-Gottingen 1989) soutiennent eux aussi maintenant avec d'autres arguments que la r&#233;daction de parties essentielles de la tradition synoptique remonte &#224; d&#233;j&#224; avant 40 ap. J.-C.. Si des Ess&#233;niens convertis s'&#233;taient unis &#224; la communaut&#233; chr&#233;tienne primitive, il se peut qu'il y ait eu au sein de celle-ci un groupe poss&#233;dant une formation de tout premier ordre &#224; la connaissance des Ecritures et qui savait comment traiter la tradition (cf. R. RIESNER, &#034;Jesus as Preacher and Teacher&#034;, in H. Wansbrough, Jesus and the Oral Gospel Tradition, Sheffield 1991, pp. 183-210 (193- 195 ; 205-207). Il faut alors &#234;tre prudents avant d'attribuer sans conteste les affirmations d'une certaine profondeur seulement &#224; une &#233;poque plus tardive. Ces convictions doctrinales, au contraire, pourraient &#234;tre pr&#233;sentes d&#233;j&#224; plus t&#244;t et m&#234;me en Palestine (...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(...) Une comparaison avec les textes de Qumr&#226;n montre que certaines expressions et certaines descriptions du Nouveau Testament, consid&#233;r&#233;es par beaucoup comme grecques et d'&#233;poque tardive, sont plut&#244;t palestiniennes et d'&#233;poque plus ancienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci concerne m&#234;me certaines parties tr&#232;s discut&#233;es du Nouveau Testament comme l'Evangile de Jean et les premiers chapitres des Actes des Ap&#244;tres. L'Eglise primitive a beaucoup pens&#233; &#224; la preparatio Evangelica, c'est &#224; dire &#224; la fa&#231;on dont Dieu avait d&#233;j&#224; pr&#233;par&#233; la r&#233;v&#233;lation de l'Evangile au cours de l'histoire du monde. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;text-align:right&#034;&gt;Gino Zaninotto&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

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