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	<title>Association Jean Carmignac</title>
	<link>https://abbe-carmignac.org/</link>
	<description>&#201;vangiles, historicit&#233;, ex&#233;g&#232;se, Carmignac, Tresmontant, arch&#233;ologie, Q&#251;mran</description>
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		<title>Quelques r&#233;flexions sur la nouvelle traduction du Pater</title>
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&lt;p&gt;Comme chacun sait, nous venons, en France, de changer la sixi&#232;me demande du Pater &#224; laquelle l'abb&#233; Carmignac &#233;tait si oppos&#233;. Nous avons demand&#233; au Professeur Luciani, l'excellent hell&#233;niste en titre de notre association, de nous dire ce qu'il pense du probl&#232;me pos&#233; par le texte grec du Pater. &lt;br class='autobr' /&gt; La sixi&#232;me demande du Pater pose un redoutable probl&#232;me ; la formule jusqu'&#224; pr&#233;sent en usage dans l'Eglise catholique - &#171; ne nous soumets pas &#224; la tentation &#187;, choque le fid&#232;le qui voit en Dieu (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme chacun sait, nous venons, en France, de changer la sixi&#232;me demande du Pater &#224; laquelle l'abb&#233; Carmignac &#233;tait si oppos&#233;. Nous avons demand&#233; au Professeur Luciani, l'excellent hell&#233;niste en titre de notre association, de nous dire ce qu'il pense du probl&#232;me pos&#233; par le texte grec du Pater.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La sixi&#232;me demande du Pater pose un redoutable probl&#232;me ; la formule jusqu'&#224; pr&#233;sent en usage dans l'Eglise catholique - &#171; ne nous soumets pas &#224; la tentation &#187;, choque le fid&#232;le qui voit en Dieu un P&#232;re infiniment bon. L'Abb&#233; J. Carmignac a parfaitement d&#233;fini la difficult&#233; : &#171; car, si l'on demande &#224; Dieu de ne pas nous introduire dans une tentation, c'est qu'il y a risque ou danger qu'il nous y introduise. Le dilemme est alors in&#233;vitable et irr&#233;futable : Si Dieu exerce le moindre r&#244;le positif dans la tentation, il ne peut plus &#234;tre infiniment saint, puisqu'il contribue par la tentation &#224; inciter au p&#233;ch&#233;, et il ne peut plus &#234;tre infiniment bon puisqu'il contribue &#224; entra&#238;ner ses enfant de la terre vers le plus grands des malheurs ; et si, d'autre part, Dieu n'exerce aucun r&#244;le positif dans la tentation, c'est l'insulter que de lui demander de ne pas faire un mal qu'il n'a pas l'intention de r&#233;aliser, tout comme chacun de nous se sent outrag&#233; quand on lui attribue une intention mauvaise que nous n'avons pas en r&#233;alit&#233; &#187; (Recherches sur le &#171; Notre P&#232;re &#187;, p. 236-237.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Tous les commentateurs du &#171; Notre P&#232;re &#187; se sont heurt&#233;s &#224; ce probl&#232;me. Ils ont souvent essay&#233; de le r&#233;soudre par les lumi&#232;res de la th&#233;ologie, avec plus ou moins de bonheur. J. Carmignac, dont on admirera la prodigieuse &#233;rudition, passe en revue ces essais d'explication &#171; peu satisfaisants &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Mais pourquoi le sont-ils ? C'est que l'on part de la th&#233;ologie pour &#233;clairer le texte, alors qu'il faut partir du texte pour &#233;clairer la th&#233;ologie. C'est l&#224; la bonne m&#233;thode, que nous suivrons pour essayer de comprendre cette sixi&#232;me demande. La Vulgate dit : &#171; Ne nos inducas in tentationem &#187;. &#171; Ne nous induis pas en tentation. &#187; C'est un d&#233;calque du grec ; nous sommes donc renvoy&#233;s au texte grec du Pater : Mathieu 6,13 ; Luc 11,4 ; La Didach&#232;, 8,2 : &#171; Kai m&#232; eisenegk&#232;is h&#232;mas ap_&#242; to&#251; pon&#232;ro&#251; &#187;. Que signifient ces deux stiques ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Remarquons d'abord qu'ils forment une figure de style, la parataxe : deux membres de phrase sont unis par une conjonction qui les met sur le m&#234;me pied grammaticalement ; mais, quant au sens, l'un est subordonn&#233; &#224; l'autre. Exemple, en fran&#231;ais : &#171; il &#233;tait malade et il est all&#233; travailler &#187; = &#171; bien que malade, il est all&#233; travailler &#187; cette construction est tr&#232;s commune en grec. L'accent porte sur le deuxi&#232;me membre, qui contient le verbe principal.&lt;br class='autobr' /&gt;
Remarquons ensuite que les deux membres, bien qu'unis contiennent des termes sym&#233;triquement oppos&#233;s : au &#171; eis &#187; du premier stique, qui marque un mouvement allant &#171; &#224; l'int&#233;rieur &#187;, une p&#233;n&#233;tration dans l'objet, correspond et s'oppose le &#171; ap&#242; &#187; du second stique, qui, lui, indique s&#233;paration et &#233;loignement. Au verbe eisenegk&#232;is, qui signifie &#171; porter dans &#187;, correspond et s'oppose &#171; Rh&#251;sai &#187; qui veut dire &#171; tirer hors de, loin de &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'ensuit qu'il est impossible de dissocier les deux membres de phrase, et qu'il n'y a que six demandes, et non sept. E. Delebecque met en relief ce fait, qui nous para&#238;t capital : une seule demande, pr&#233;sent&#233;e de deux fa&#231;ons diff&#233;rentes : l'une n&#233;gative, l'autre affirmative. En cons&#233;quence cette derni&#232;re, dont le sens est indubitable, peut &#233;clairer la premi&#232;re, qui a fait l'objet de tant de controverses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ne nous soumets pas &#224; la tentation &#187;. Cette formule, traduite du latin de la Vulgate, choque le fid&#232;le, &#224; juste titre ; Dieu ne tente personne, comme nous le dit St Jacques. Mais alors comment traduire le &#171; m&#232; eisenegk&#232;is &#187; du grec ? Ici encore la grammaire nous vient en aide. Les langues s&#233;mitiques poss&#232;dent une conjugaison pourvue de d&#233;sinences sp&#233;ciales pour signifier le &#171; causatif &#187;. Le grec et le latin, comme nos langues modernes, en sont d&#233;pourvues. Pour dire qu'une action est suivie d'un effet, elles ont recours &#224; deux moyens : ou bien elles emploient un verbe qui exprime une cause. Ex : &#171; montrer &#187; est le causatif de &#171; faire voir &#187;, ou bien elles se contentent d'un verbe ordinaire, que le seul contexte rend &#171; causatif &#187;. Ex : quand je dis ; &#171; Je construis une maison &#187;, si je ne suis pas ma&#231;on, tout le monde comprend que je &#171; fais construire &#187; une maison.&lt;br class='autobr' /&gt; Une autre particularit&#233; grammaticale se combine &#224; la pr&#233;c&#233;dente, quand il s'agit d'une n&#233;gation. Parfois on doit traduire : &#171; ne pas faire que &#187;, parfois : &#171; faire que&#8230; ne pas &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt; La diff&#233;rence est consid&#233;rable : &#171; ne fais pas qu'il vienne &#187; n'est pas la m&#234;me chose que : &#171; fais qu'il ne vienne pas &#187;. Dans le premier cas on ne fait rien pour qu'il vienne ; dans le second, on l'emp&#234;che positivement de venir.&lt;br class='autobr' /&gt; Reportons-nous maintenant au texte grec. Un verbe, dans cette langue, comme en fran&#231;ais, peut prendre un sens causatif. Par exemple : &#244; ze&#251;, m&#232; m'h&#232;leis &#225;neu dor&#243;s (Sophocle, Frag. 453). Mot &#224; mot : &#171; Zeus, ne me surprends pas sans ma lance &#187;.De m&#234;me, en faisant du verbe, dans St Mathieu, un causatif, nous obtenons : &#171; Fais que nous ne soyons pas conduits dans la tentation &#187;, ou, plus simplement : &#171; ne nous laisse pas entrer dans la tentation &#187;. Tel est ici le sens.&lt;br class='autobr' /&gt; Nous avons vu que dans la parataxe, les membres unis par la conjonction se trouvent, grammaticalement sur le m&#234;me plan, mais que, pour le sens, l'un est subordonn&#233; &#224; l'autre. L'accent tombe sur le second membre. Nous traduisons donc : &#171; loin de nous laisser entrer dans la tentation, tiens-nous &#224; l'&#233;cart du D&#233;mon &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt; La nouvelle traduction, quant &#224; elle, dit : &#171; Ne nous laisse pas entrer en tentation &#187;. Nous pouvons nous demander si elle ne trahit pas la pens&#233;e de St Mathieu. L'Abb&#233; Carmignac fait justement remarquer que les deux expressions ; &#171; entrer en &#187; et &#171; entrer dans &#187; ne sont pas &#233;quivalentes : &#171; entrer en jeu &#187; n'est pas la m&#234;me chose que &#171; entrer dans le jeu &#187;. La premi&#232;re signifie : &#171; commencer &#224; jouer &#187;, la seconde &#171; participer &#224; un jeu d&#233;j&#224; commenc&#233; &#187;. La diff&#233;rence n'est pas mince pour le texte qui nous int&#233;resse. Dans la nouvelle traduction, nous demandons au P&#232;re de ne pas &#234;tre tent&#233;s par le D&#233;mon, dans la n&#244;tre, d'&#233;chapper &#224; la tentation. Or, les Evangiles nous disent que nous serons tous tent&#233;s. Inutile de multiplier les exemples : &#171; Pierre, j'ai pri&#233; pour toi, pour que ta foi ne d&#233;faille pas &#187;. Sans compter que, grammaticalement, l'opposition entre les &#171; eis &#187; du grec : &#171; &#224; l'int&#233;rieur de &#187;, et le &#171; ap&#242; &#187;, &#171; loin de &#187;, est effac&#233;e. Enfin, dans la nouvelle traduction, on ne voit pas tr&#232;s bien qui est l'auteur de la tentation ; Satan ou nous-m&#234;mes, par notre concupiscence ?&lt;br class='autobr' /&gt; St Luc, qui, excellent hell&#233;niste, a bien compris que les deux demandes n'en faisait qu'une, exprim&#233;e de deux fa&#231;ons diff&#233;rentes, et, comme il tend &#224; la simplification, il a purement et simplement supprim&#233; le second membre.&lt;br class='autobr' /&gt; Pour &#234;tre enti&#232;rement fid&#232;le au texte de St Mathieu, nous traduirons donc : &#171; Loin de nous laisser entrer, pour y consentir, dans le pi&#232;ge de la tentation, tiens-nous &#224; l'&#233;cart du D&#233;mon &#187;. Phrase un peu lourde, nous en convenons ; mais, pour notre d&#233;fense, nous citerons J. Carmignac : &#171; L'essentiel est que l'on comprenne exactement la pri&#232;re enseign&#233;e par le Christ : &#171; Fais que nous n'entrions pas dans la tentation (en y consentant). &#187; Ensuite aux litt&#233;rateurs de trouver en chaque langue l'expression la plus heureuse &#187;. (op. cit. page 293). Nous convions donc nos lecteurs &#224; exprimer mieux que nous, sans en trahir le sens, la sixi&#232;me demande du &#171; Notre P&#232;re &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; P.S. Puisqu'il s'est agi de changement, nous sera-t-il permis d'en sugg&#233;rer un, qui n'engage pas la Foi, mais simplement la grammaire : &#171; Comme nous pardonnons aussi &#224; ceux qui nous ont offens&#233;s &#187;. Aussi ? Quels sont les autres ? Ceux qui ne nous ont pas offens&#233;s ?&lt;br class='autobr' /&gt; Disons plut&#244;t, si nous voulons parler fran&#231;ais : &#171; Comme, nous aussi, nous pardonnons&#8230; &#187; Bien s&#251;r, ce n'est que de la grammaire ; mais, quand la langue fourche, la pens&#233;e aussi peut s'&#233;garer&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le serment anti-moderniste</title>
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		<description>&lt;p&gt;Saint Pie X, 1910&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://abbe-carmignac.org/?-Eglise-catholique-" rel="directory"&gt;&#201;glise catholique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pie X avait impos&#233; l'obligation de pr&#234;ter ce serment &#224; tous les nouveaux pr&#234;tres. Vu la gravit&#233; de la situation nous en proposons la lecture &#224; nos adh&#233;rents. Ce texte se trouve dans Saint Pie X, Ecrits Doctrinaux, aux Editions T&#233;qui, qui nous ont aimablement autoris&#233;s &#224; le reproduire. Les mots en italiques le sont aussi dans le texte original latin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_150 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://abbe-carmignac.org/local/cache-vignettes/L150xH200/san-pie-x-233c6.jpg?1768594247' width='150' height='200' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Moi &#8230; embrasse, et re&#231;ois fermement toutes et chacune des v&#233;rit&#233;s que l'&#201;glise, par son magist&#232;re inerrant, a d&#233;finies, affirm&#233;es et d&#233;clar&#233;es, principalement ces chefs de doctrine qui sont directement dirig&#233;s contre les erreurs de ce temps. &lt;br class='autobr' /&gt; Et d'abord, je professe que Dieu, principe et fin de toutes choses, peut &#234;tre connu et donc aussi d&#233;montr&#233; d'une mani&#232;re certaine par la lumi&#232;re de la raison, par le moyen des choses qui ont &#233;t&#233; faites, c'est-&#224;-dire par les oeuvres visibles de la cr&#233;ation, comme la cause par son effet.&lt;br class='autobr' /&gt; En second lieu, j'admets et je reconnais les arguments externes de la R&#233;v&#233;lation, c'est-&#224;-dire les faits divins, parmi lesquels, en premier lieu, les miracles et les proph&#233;ties, comme des signes tr&#232;s certains de l'origine divine de la religion chr&#233;tienne. Et, ces m&#234;mes arguments, je les tiens pour parfaitement proportionn&#233;s &#224; l'intelligence de tous les temps et de tous les hommes, et m&#234;me du temps pr&#233;sent.&lt;br class='autobr' /&gt; Troisi&#232;mement : je crois aussi d'une foi ferme que l'&#201;glise gardienne et ma&#238;tresse de la parole r&#233;v&#233;l&#233;e, a &#233;t&#233; institu&#233;e d'une mani&#232;re prochaine et directe par le Christ en personne, vrai et historique, durant sa vie parmi nous, et je crois cette &#201;glise b&#226;tie sur Pierre, chef de la hi&#233;rarchie apostolique, et sur ses successeurs jusqu'&#224; la fin des temps.&lt;br class='autobr' /&gt; Quatri&#232;mement : je re&#231;ois sinc&#232;rement la doctrine de la foi que les P&#232;res orthodoxes nous ont transmise des Ap&#244;tres, toujours dans le m&#234;me sens et la m&#234;me interpr&#233;tation. C'est pourquoi je rejette absolument la supposition h&#233;r&#233;tique de l'&#233;volution des dogmes, d'apr&#232;s laquelle ces dogmes changeraient de sens pour en recevoir un diff&#233;rent de celui que leur a donn&#233; tout d'abord l'&#201;glise. Et pareillement je r&#233;prouve toute erreur qui consiste &#224; substituer au d&#233;p&#244;t divin confi&#233; &#224; l'Epouse du Christ et &#224; sa garde vigilante une fiction philosophique ou une cr&#233;ation de la conscience humaine, laquelle form&#233;e peu &#224; peu par l'effort des hommes, serait susceptible dans l'avenir d'un progr&#232;s ind&#233;fini.&lt;br class='autobr' /&gt; Cinqui&#232;mement : Je tiens en toute certitude et je professe sinc&#232;rement que la foi n'est pas un sens religieux aveugle surgissant des profondeurs t&#233;n&#233;breuses de la &#171; subconscience &#187; moralement inform&#233;e sous la pression du c&#339;ur et l'impulsion de la volont&#233; ; mais bien qu'elle est un v&#233;ritable assentiment de l'intelligence &#224; la V&#233;rit&#233; acquise extrins&#232;quement par l'enseignement re&#231;u ex auditu, assentiment par lequel nous croyons vrai &#224; cause de l'autorit&#233; de Dieu dont la v&#233;racit&#233; est absolue, tout ce qui a &#233;t&#233; dit, attest&#233; et r&#233;v&#233;l&#233; par un Dieu personnel, notre cr&#233;ateur et notre Ma&#238;tre. &lt;br class='autobr' /&gt; Je me soumets &#233;galement, avec toute la r&#233;v&#233;rence voulue, et j'adh&#232;re de toute mon &#226;me &#224; toutes les condamnations, d&#233;clarations et prescriptions contenues dans l'Encyclique Pascendi et dans le d&#233;cret Lamentabili, notamment en ce qui concerne ce qu'on appelle l'histoire des dogmes. &lt;br class='autobr' /&gt; De m&#234;me, je r&#233;prouve l'erreur de ceux qui pr&#233;tendent que la foi propos&#233;e par l'&#201;glise peut &#234;tre en contradiction avec l'histoire et que les dogmes catholiques, dans le sens o&#249; ils sont entendus aujourd'hui, sont incompatibles avec les origines plus authentiques de la religion chr&#233;tienne.&lt;br class='autobr' /&gt; Je condamne aussi et je rejette l'opinion de ceux qui pr&#233;tendent d&#233;doubler la personnalit&#233; du critique chr&#233;tien, celle du croyant, celle de l'historien, comme si l'historien avait le droit de maintenir ce qui contredit la foi, ou comme s'il lui &#233;tait loisible, &#224; la seule condition de ne nier directement aucun dogme, d'&#233;tablir des pr&#233;misses d'o&#249; d&#233;coulerait cette conclusion que les dogmes sont ou faux ou douteux.&lt;br class='autobr' /&gt; Je r&#233;prouve pareillement cette m&#233;thode d'&#233;tude et d'interpr&#233;tation des Saintes &#201;critures qui, faisant liti&#232;re de la tradition de l'&#201;glise, de l'analogie de la foi et des r&#232;gles du Si&#232;ge apostolique, s'inspire des m&#233;thodes de travail des rationalistes et, avec autant d'audace que de t&#233;m&#233;rit&#233;, n'accepte comme supr&#234;me et unique r&#232;gle que la critique textuelle.&lt;br class='autobr' /&gt; En outre, je rejette l'opinion de ceux qui pr&#233;tendent que, dans l'exposition des questions historiques et th&#233;ologiques, le savant ou quiconque s'occupe de ces mati&#232;res doit d'abord se d&#233;barrasser de toute id&#233;e pr&#233;con&#231;ue, soit au sujet de l'origine surnaturelle de la tradition catholique, soit au sujet de l'assistance divinement promise pour la conservation perp&#233;tuelle de chaque point de v&#233;rit&#233; r&#233;v&#233;l&#233;e, pour interpr&#233;ter ensuite les &#233;crits de chaque P&#232;re en dehors de toute autorit&#233; sacr&#233;e, d'apr&#232;s les seuls principes de la science et avec cette ind&#233;pendance de jugement que l'on a coutume d'apporter dans l'&#233;tude d'un document profane quelconque.&lt;br class='autobr' /&gt; Enfin, d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, je professe &#234;tre compl&#232;tement indemne de cette erreur des modernistes, pr&#233;tendant qu'il n'y a, dans la tradition sacr&#233;e, rien de divin ou, ce qui est pire, admettant ce qu'il y a de divin dans un sens panth&#233;iste, de telle sorte qu'il ne reste rien de plus que le fait pur et simple, assimilable aux faits ordinaires de l'histoire : &#224; savoir, le fait que des hommes, par leur travail, leur habilit&#233;, leur talent, continuent &#224; travers les &#226;ges post&#233;rieurs, l'&#233;cole inaugur&#233;e par le Christ et ses Ap&#244;tres. Pour conclure, je soutiens avec la plus grande fermet&#233; et soutiendrai jusqu'&#224; mon dernier soupir la foi des P&#232;res sur le crit&#232;re certain de la v&#233;rit&#233; qui est, a &#233;t&#233; et sera toujours dans l'&#233;piscopat transmis par la succession des ap&#244;tres (Iren.IV.C.26) ; non pas de telle sorte que cela seul soit soutenu qui peut sembler mieux adapt&#233; au degr&#233; de culture que comporte l'&#226;ge de chacun, mais de telle sorte que la v&#233;rit&#233; absolue et immuable, pr&#234;ch&#233;e d&#232;s l'origine par les ap&#244;tres, ne soit jamais ni crue ni entendue dans un autre sens (Poeser.C.28).&lt;br class='autobr' /&gt; Toutes ces choses, je m'engage &#224; les observer fid&#232;lement, int&#233;gralement et sinc&#232;rement, &#224; les garder inviolablement et &#224; ne jamais m'en &#233;carter, soit en enseignant, soit d'une fa&#231;on quelconque, par mes paroles et mes &#233;crits.&lt;br class='autobr' /&gt; J'en fais le serment, je le jure ; que Dieu me vienne en aide et les saints &#201;vangiles de Dieu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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